Nouveau Monde

Le grand départ

Le 2 août 1492, au moment où des milliers de Juifs condamnés à l'exil quittent l'Espagne, Christophe Colomb supervise les derniers préparatifs avant le grand départ.On peut apercevoir au milieu de la foule assemblée pour admirer les trois vaisseaux, des marins qui, la larme à l'oeil, saluent peut-être pour la dernière fois femmes, enfants et amis. Le grand rêve de Colomb va se réaliser. II partira enfin pour trouver un passage vers l'ouest qui le mènera jusqu'aux Indes. Pendant plusieurs années, il a lutté pour trouver les appuis et les fonds nécessaires pour un tel voyage. Ces efforts sont finalement récompensés lorsque son projet est approuvé par l'Espagne. Vendredi, le 3 août 1492, une heure avant le lever du soleil, la Nina, la Pinta et la Santa Maria mettent les voiles et quittent Palos.

Composé par : Daniel Bouliane, André Mongeon
Éric Vaillancourt : snare militaire, field drum, bass drum, conga, cloches tubulaires.
François Ouimet : violon solo
Philippe Michael Bélanger : trompette
Sylvain Legault : guitare
Nicole Laurin : voix
Sylvie Desroches : voix
André Mongeon : claviers
Daniel Bouliane : claviers


La mer océane, cette inconnue

Le 6 septembre, les trois navires quittent les " Canaries où ils sont demeurés presqu'un mois suite à des problèmes avec la Pinta. A la vue de la terre qui s'efface à l'horizon, un mélange de nostalgie et de crainte s'empare des marins. A cette époque, personne ne s'était encore aventuré aussi loin. Colomb décide de s'éloigner de la terre au lieu de la longer. C'est une mer nouvelle qu'ils doivent affronter, une mer mystérieuse où l'on a très bien pu entendre les sirènes chanter la gloire du vaste océan. Et c'est sur cette mer que les marins craintifs vont poursuivre leur route le long du 28e parallèle.

Composer par : André Mongeon, Daniel Bouliane
Sylvie Desroches : voix
Éric Vaillancourt : gong, cymbales
André Mongeon : claviers
Daniel Bouliane : claviers


La mer des Sargasses

Les navires n'avancent presque plus, le vent a disparu, le soleil plombe. C'est le calme plat. Sur le pont, les marins regardent la mer recouverte d'algues vertes. Ils ont peur de rester prisonniers de l'océan. Certains pensent à la mutinerie, mais Colomb entretient l'espoir. Soudain, un courant les emporte et, enfin, les vaisseaux prennent de l'allure et s'éloignent de cet endroit maléfique.

Composé par : André Mongeon
Éric Vaillancourt : gong, cymbales
Pascale Margely : flûte
Philippe Michael Bélanger : trompette
Nicole Laurin : voix
André Mongeon : harmonica, claviers


L'Amérique

Le 11 octobre, à deux heures du matin, l'équipage voit de nouveau la terre. À l'aube, Colomb regarde le rivage s'approcher, la fierté et l'excitation au coeur. Au moment où les barques accostent sur la terre ferme, un sentiment d'accomplissement s'empare de lui. Son rêve devient réalité. Les habitants de l'île viennent, pour les Indiens comme pour les Espagnols, c'est un grand moment d'émotion. Sans un mot, ils s'approchent les uns des autres. Les Indiens croient que ces étrangers sont venus du ciel. Colomb baptise l'île du nom de San Salvador que les Indiens appelaient Guanahani, aujourd'hui connue sous le nom de Watling.

Composé par : Daniel Bouliane, André Mongeon
Nicole Laurin : voix
Éric Vaillancourt : congas, bass drum, gong, cymbales
Daniel Bouliane : claviers
André Mongeon : harmonica, ocarina, claviers


Le naufrage

Dans la nuit de Noël, alors que la mer est calme, la Santa Maria longe les côtes de l'Amérique. Tout l'équipage dort sauf un jeune mousse qui tient la barre en écoutant le bruit des vagues se brisant sur la grève au loin. Soudain, un choc ébranle la coque du navire. L'équipage se réveille aux cris du jeune homme auquel le gouvernail n'obéit plus. C'est la panique. Ils ont échoué sur un haut fond. Les marins courent sur la nef, jetant par dessus bord le lourd équipement afin d'alléger l'embarcation. Mais en vain.Sous le poids insupportable du vaisseau, une partie de la coque s'effondre, laissant pénétrer l'eau. Il est trop tard. Il faut sauver vivres et matériel. Les Indiens leur viennent en aide. Les barques espagnoles et les pirogues indiennes font le va et vient entre l'épave et la terre.Les marins sont trop nombreux pour retourner en Espagne sur deux caravelles. Colomb décide alors de laisser une quarantaine d'hommes en Amérique et de former la Navidad, la première colonie espagnole.

Composé par : André Mongeon, Daniel Bouliane
Nicole Laurin : voix
Daniel Bouliane : voix, toms, claviers
Éric Vaillancourt : gong, glockenspiel, bass drum
André Mongeon : harmonica, cymbales, claviers


Le retour

Aujourd'hui, c'est la fête! Le cortège avance lentement dans les rues de la ville. Parmi la foule qui se presse pour mieux voir les explorateurs, on peut entendre les propos suivants: " un certain Christophe Colomb aurait, semble-t-il, voyagé aux antipodes de l'occident où il aurait découvert de nouvelles terres. Il rapporte avec lui les preuves de sa découverte." Les voilà qui arrivent! Des Indiens coiffés de grandes plumes ouvrent le défilé. Ils portent des masques incrustés de perles et d'or fin. Ensuite, viennent les marins tenant dans leurs mains des perroquets aux couleurs exceptionnelles. La foule est en délire et lance des fleurs. On parle déjà de Christophe Colomb dans toute l'Europe. Jamais il n'a connu un aussi grand jour de gloire.

Composé par : Daniel Bouliane, André Mongeon
Éric Vaillancourt : bass drum, snare militaire, field drum, tambourine
Pascale Margely : flûte
Philippe Michael Bélanger : trompette
Nicole Laurin : voix
François Ouimet : violons
Chantal Legris : clarinette
Sylvain Legault : guitare
Daniel Bouliane : claviers
André Mongeon : claviers


L'emprisonnement

Après la gloire, Colomb sombre dans un maelström de situations infernales. La soif de l'or et le besoin pour l'Espagne de s'approprier au plus vite les nouvelles terres font en sorte que l'amiral de la mer océane perd peu à peu de son influence auprès des rois catholiques. La colonisation se fait par la violence. La situation devient incontrôlable. Entraîné malgré lui dans le jeu politique, Colomb est fait prisonnier. On l'enchaîne et l'embarque sur un navire en partance pour l'Espagne. L'amiral est expulsé des terres qu'il a découvertes. Et c'est dans le silence de la cale du navire que Colomb médite sur l'injustice des hommes et les événements qui ont marqué sa vie.

Composé par : André Mongeon, Daniel Bouliane
Éric Vaillancourt : gong, cymbales, cloches tubulaires , bass drum
Chantal Legris : clarinette
Eloise Charette: violoncelle
Nicole Laurin : voix
André Mongeon : harmonica, claviers
Daniel Bouliane : claviers


La colonisation

A vol d'oiseaux, on peut apercevoir à travers la fumée qui provient des maisons en flammes d'un village indien, des cadavres éparpillés ici et là. Certains enfants encore vivants pleurent tout en essayant de réveiller leurs mères ensanglantées. Au loin, on peut entendre les cris de désespoir de quelques adolescents à la peau basanée, poursuivis par des chiens enragés, entraînés à la chasse à l'homme. Dans la forêt, un groupe d'hidalgos se frayent un passage à coups de machette en tuant sur leur chemin les Indiens épuisés de courir. C'est ainsi que débute la conquête des nouvelles terres et le génocide d'un peuple.

Composé par : Daniel Bouliane
Éric Vaillancourt : gong, bass drum, cloches tubulaires , xylophone, glockenspiel, congas
Philippe Michael Bélanger : trompette
Nicole Laurin : voix
André Mongeon : harmonica, flûte de pan, ocarina
Daniel Bouliane : toms, congas, claves, cabessa, flûte de pan, claviers


Le nouveau monde

Cinq siècles se sont écoulés depuis la grande découverte. Sur le vaste continent où Colomb a mis les pieds pour la première fois vivent maintenant des millions d'êtres humains. Les découvertes technologiques ont transformé nos moeurs et coutumes à l'échelle mondiale. C'est dans un mélange de cultures que nous vivons le présent et que nous pouvons envisager l'avenir.

Composé par : André Mongeon, Daniel Bouliane
Nicole Laurin : voix
Éric Vaillancourt : batterie, conga
Philippe Michael Bélanger : trompette
Pierre Chayer : bass
André Mongeon : harmonica, bombarde, claviers


Une planète bleue

Maintenant que la planète Terre a été globalisée, nous commençons à lever les yeux vers le ciel. Et cela ne nous pousse-t-il pas à réfléchir à un Nouveau Monde lorsque nous regardons l'univers?.

Composé par : José Bergeron, Daniel Bouliane
José Bergeron : guitare classique
Nicole Laurin : voix
Daniel Bouliane : claviers